De la chenille au papillon

Cette citation me touche particulièrement en me rappelant combien pendant très longtemps, je donnais beaucoup d’importance au regard de l’autre. Celui qui juge, celui qui se moque, celui qui affirme et prétend savoir… au point que cela en a influencé mes propres choix, mis en doute mes valeurs, fait abandonner mes rêves et laissé penser avec douleur, que je resterai à jamais une simple chenille (inférieure), hantée par l’écho de ces rires.

Il m’a fallut beaucoup de temps pour prendre conscience de ce fonctionnement qui faisait que je m’effaçais, me courbais, ne me validais pas face à autrui. Ainsi, au lieu d’investir mon énergie à devenir qui j’étais, je la gaspillais à essayer de correspondre à ce que je croyais que les autres, l’extérieur, attendaient de moi, dans l’espoir d’être aimée et acceptée.

Oui, il m’a fallu du temps pour comprendre ce mécanisme mental et me ressaisir de mon pouvoir.

Lorsque nous sommes sensibles, si l’environnement n’est pas soutenant, il peut être très éprouvant, voir insurmontable si nous restons seul ou mal accompagné, de prendre sa juste place dans ce monde et de devenir le papillon épanouit que nous savons au fond de nous, porter en germe.

Ce papillon qui symbolise notre potentiel le plus élevé, celui auquel nous aspirons sous les apparences et qui ne demande qu’à se déployer, celui auquel je crois que nous pouvons tous accéder à partir du moment où nous le désirons vraiment.

Bien sur, cela demande un vrai travail sur soi, du courage et de la persévérance, pour sortir des modèles que nous connaissons si bien et qui quelque part, même s’ils sont malsains et souffrants, nous rassurent puisqu’ils sont nos seuls repères. Nous devons donc créer des ouvertures, avancer vers l’inconnu pour accéder à d’autres réalités.

Et puis malgré nous, tant que la blessure originelle est active, qu’elle laisse quelque part à l’intérieur cette plaie comme un trou béant, nous ne faisons que trébucher au même endroit, attirons à nous ou sommes attirés vers le même genre de situation, revivons sans cesse des scénarios similaires…

Combien de personnes ai-je croisé sur ma route, que j’ai vu se laisser « dépérir » à petit feu, « maltraitées », «assassinées» (pour ainsi dire) lentement, insidieusement et silencieusement, par leur compagnon, leur employeur, leur parent, ou même leur enfant ou une institution. Toutes de belles lumières éteintes par ignorance et non reconnaissance.

Cet équilibre souhaité pour tous afin de libérer l’Humanité de ses patterns toxiques et destructeurs, ne peux donc passer que par la confrontation avec ses propres blessures pour pouvoir les guérir afin d’être en paix avec soi-même et avec le monde. Alors oui, ce processus demande de l’énergie et n’est pas toujours confortable c’est vrai, mais au final, c’est une véritable renaissance qui nous attend. Une vie en accord avec qui nous sommes vraiment.

Je peux donc observer cette violence, visible ou souvent invisible, depuis des lustres et la connais bien de l’intérieur, puisque j’en ai moi-même été victime pendant de longues années.

Même si elle a jusque là été ignorée, tolérée et banalisée, je vois aussi que les consciences évoluent et que ces comportements sont de plus en plus mis en lumière et démantelés, malgré leur forte emprise sur notre psyché collective.

Je souhaite à travers ces quelques mots, participer à la mise en lumière de cette violence « non canalisée » car je suis convaincue que nous pouvons tous participer à cette reconnaissance et donc à la construction d’un monde, d’un état, plus juste et plus respectueux de chacun.

Comment ? En s’informant, en cherchant des solutions, des outils, en travaillant sur soi, en se formant, en faisant circuler les informations aidantes, en se faisant aider, accompagner, en témoignant, en se tendant la main au lieu de se faire des croche-pattes…

Avec les profondes transformations que nous vivons actuellement au niveau collectif, beaucoup d’individus sortent de leurs chrysalides et osent enfin devenir de merveilleux papillons, reprenant la responsabilité de leur vie et exprimant leur vraie nature, peu importe les regards extérieurs. Nous pouvons donc aujourd’hui nous inspirer de tous ceux qui ont franchi ce pas pour nous ouvrir à ces autres possibles. Si eux le font, si moi je le fais, je suis convaincue que chacun peut aussi le faire.

Même si cela peut sembler utopiste, j’ai espoir en la possibilité que nous trouvions dans un avenir proche, un équilibre qui redonne sa juste place à la sensibilité du cœur. Celle qui accueille, celle qui panse, celle est reliée à la profondeur, à la beauté et à la vérité, celle qui guide vers l’amour véritable, celle qui sous ses airs de fragilité est en réalité très puissante.

Quelques mots si vous subissez cette violence :

NE VOUS LAISSEZ PLUS FAIRE

VOUS POUVEZ VOUS EN SORTIR

VOUS N’ETES PAS SEUL(E)

VOUS VALEZ MIEUX QUE CA

VOUS AVEZ LE DROIT D’ETRE HEUREUX.SE

VOUS AVEZ LE DROIT DE DIRE NON

D’AUTRES REALITES EXISTENT

LE PAPILLON EST EN VOUS

Si ce sujet vous a plu, je vous informe que j’écrirai à nouveau un nouvel article bientôt.

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Avec tout mon cœur

Christelle

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